26-06-2026 13:03 - La MauÂriÂtaÂnie, genÂdarme de l’immiÂgraÂtion en Europe
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L’Union euroÂpéenne (UE) a fait de la MauÂriÂtaÂnie un laboÂraÂtoire de sa poliÂtique d’exterÂnaÂliÂsaÂtion du contrôle migraÂtoire. Cette derÂnière vise à freiÂner les départs vers les îles CanaÂries, porte d’entrée vers le contiÂnent.
Depuis le parÂteÂnaÂriat signé en 2024 avec Bruxelles, doté d’un finanÂceÂment de 210 milÂlions d’euros, NouakÂchott a renÂforcé ses patrouilles en mer. Bien qu’iniÂtiaÂleÂment déployés dans le cadre de la lutte contre le terÂroÂrisme et la staÂbiÂliÂsaÂtion des Etats du Sahel, les genÂdarmes euroÂpéens parÂtiÂciÂpant au Groupe d’action rapide-SurÂveillance et interÂvenÂtion au Sahel (GAR-SI) appuient aussi des opéÂraÂtions de lutte contre les réseaux de pasÂseurs.
Deux uniÂtés sont opéÂraÂtionÂnelles en MauÂriÂtaÂnie et une troiÂsième phase du proÂgramme se déploie à proxiÂmité de la fronÂtière sénéÂgaÂlaise. Les interÂcepÂtions de pirogues se mulÂtiÂplient ces derÂnières semaines.
Dans le même temps, deux centres pour étranÂgers ont été ouverts à NouakÂchott et NouadÂhiÂbou. FinanÂcés par l’UE et gérés par le CroisÂsant-Rouge mauÂriÂtaÂnien, ils accueillent pour soixanÂte douze heures maxiÂmum les migrants interÂcepÂtés ou secouÂrus en mer.
Cette poliÂtique s’accomÂpagne d’une intenÂsiÂfiÂcaÂtion des expulÂsions, très criÂtiÂquées par les ONG, notamÂment Human Rights Watch, qui docuÂmente depuis pluÂsieurs années des cas de vioÂlences, détenÂtions arbiÂtraires et expulÂsions colÂlecÂtives impliÂquant les forces mauÂriÂtaÂniennes.
Dans le cadre de ce durÂcisÂseÂment en Afrique de l’Ouest, le SénéÂgal suit une traÂjecÂtoire simiÂlaire. Les Vingt-Sept y financent proÂgrammes de coopéÂraÂtion sécuÂriÂtaire, équiÂpeÂments et forÂmaÂtions. Les arriÂvées aux CanaÂries en proÂveÂnance de ce pays sont pasÂsées de 9 554 en 2024 à 4 918 en 2025, avec plus de 6 600 interÂpelÂlaÂtions.
